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Je parlais précédemment de relâcher la pression lors de la fin des oraux. La tension et la nervosité que je pouvais ressentir ou bien dont je pouvais faire preuve est arrivée petit à petit. Dès que j'ai eu mes premiers camarades au téléphone qui eux étaient passés une semaine avant moi, j'ai commencé à somatiser, chose rare chez moi. Je crois que ce n'était que la deuxième fois que je somatisais (si ma mémoire ne me fait défaut). La première c'était environ un mois avant le bac (13 ans en arrière) où je ressentais des douleurs stomacales m'amenant à effectuer une petite intervention afin de découvrir la provenance de mes maux de ventre. Résultat du prélèvement, rien. La deuxième est donc intervenue lorsque j'ai eu les premiers camarades de promotion au téléphone ayant effectués leurs oraux. Est-ce le fait d'attendre ou bien de ne pas me sentir prêt ? Très bonnes questions, toujours est-il que j'ai eu mal à la tête pendant 5 jours même les cachets ne me faisaient pas grand effet. Mon mal de tête s'est volatilisé pendant mon trajet vers Montpellier (si c'est pas psychologique ça).
La pression, je pense (c'est une hypothèse en laquelle je crois énormément) m'est venue non pas de moi mais de tous les autres. Je sais qu'il est facile d'incriminer autrui mais quand vous entendez les collègues de promotion, de boulot ou bien même les formateurs vous dire "ça va tu vas l'avoir", "c'est sûr toi ta ton diplôme", "ça va être facile pour toi", "ce n'est qu'une formalité"...et autres phrases du genre, eh bien moi j'essayais de tempérer leurs ardeurs par des "on ne sait jamais", "rien n'est acquis", "il n'y a pas de raison que je ne l'ai pas mais on ne va pas s'enflammer non plus".
Comment se ferait il que cela soit plus facile pour moi que pour un autre ? Je n'ai pas la science infuse (et ne souhaite pas l'avoir d'ailleurs), certes je suis en situation d'emploi mais ce n'est pas ceci qui va me donner mon diplôme. Entre nous, cela me ferait gravement chier (désolé, pas d'autres mots possibles) de ne pas l'avoir ce bout de papier car c'est vraiment de cela qu'il s'agit, d'un bout de papier te permettant d'exercer ou bien dans mon cas de gagner 350€ en plus par mois (ce qui me ferait les 13,14 et 15ème mois par rapport à maintenant), ce qui serait non négligeable dans mon quotidien (ça va je suis pas à plaindre non plus). Donc inconsciemment les personnes que je côtoie ou que j'ai côtoyé m'ont mis la pression ou plutôt ont participé au fait que je me la mette. Je n'oublie pas que l'épreuve de droit à l'écrit m'avait servie de petite piqûre de rappel. Je ne serais pas arrivé trop serein non plus mais plus relâché que ce dont je l'ai été. D'ailleurs, j'ai à plusieurs reprises dû paraître absent à mes collègues, non pas physiquement mais psychiquement (je sais pas s'il existe ce mot en tout cas il me va bien). Je m'enfermais dans ma bulle pour faire le vide autour de moi et me concentrer, me recentrer sur moi même et les belles phrases (ou pas) qu'il me faudrait réaliser devant les jurys. Puis je fois bien avouer que je me mets naturellement sous pression tout seul car je ne supporte pas de perdre donc l'échec. Je suis mauvais perdant mais beau joueur. Je n'aime pas perdre (je râle) mais je sais reconnaître lorsque l'adversaire est plus fort ou bien meilleur. J'aime qu'au travail les choses soient carrées.
Pour la parenthèse mes collègues retrouvent parfois leurs affaires dans un coin du bureau car ils s'éparpillent et mettent de tout partout. Déjà que je ne vais pas beaucoup dans le bureau si en plus cela doit être le bazar (le bordel), non merci. Fermer la parenthèse.
Suite à mon dernier oral, le relâchement était de bon augure. Attention, je ne suis pas allé me saouler au café du coin pour évacuer la tension non plus (on verra pour fêter le diplôme si diplôme il y a). Enfin pour cela, il faut attendre le verdict final même si je pense (mon ressenti) que cela devrait le faire suite à mes oraux. Je vais bien avoir un 10 à chaque domaine de compétences quand même. Puis comme disent les grands philosophes (du bistrot) "la pression on l'a subie pas, on la boit".

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