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J'étais arrivé à négocier (c'est un bien grand mot) avec la cadre de partager mes vacances en deux fois deux semaines au lieu des 4 semaines d'affilées comme préconisées (ou imposées, c'est au choix). Ma collègue avec qui je suis sur le roulement, mon binôme, elle voulait prendre pour raisons personnelles de mi juillet à mi août, ce qui ne convenait pas à la chef sauf qu'en lui proposant que je prenne 15 jours avant et après ma collègue, la cadre disposait d'un titulaire comme souhaitait. Tout le monde trouvait son compte sauf qu'entre temps, le docteur m'a mis en arrêt maladie par rapport à mon genou et ma collègue se retrouve également en arrêt maladie pour des soucis de santé (ça valait le coup que l'on réfléchisse pour poser les congés). Pourquoi je ne voulais pas prendre plus de 2 semaines d'affilées? Car je deviens très chiant (pas d'autres mots) au bout de 15 jours d'inactivités donc le compromis était génial mis à part l'imprévu "soigner l'accident de travail qui date de 15 mois". Cela aurait dû être une simple formalité avec les injections de gel, c'est presque devenu un "calvaire" (ça va, certains sont bien plus à plaindre que moins). La douleur H-24 à forte dose (avant les infiltrations c'était H-24 mais supportable), 4 semaines que mon passe temps "favoris" est le canapé avec son supplément de glace sur le genou et en prime j'ai l'immense privilège d'être en "conditionnelle" avec mes heures de sorties, en soi je ne peux pas gambader pendant des heures et des heures donc ce n'est pas gênant mais rien que le fait que cela me soit imposé me gêne (je sais c'est con comme raisonnement). Je prends sur moi pour ne pas être trop dérangeant (chiant) avec mon entourage mais je sens de plus en plus que ma nervosité commence à m'être difficile à contrôler. L'accumulation des rendez-vous médicaux qui ne donnent rien (pour le moment), le fait de voir les mêmes têtes tous les jours (hors proches), d'être toujours entouré de quelqu'un commence de plus en plus à me peser car mon côté solitaire se sent "étouffé". Je sens que j'ai besoin d'être seul dans un endroit perdu, tout du moins où je ne connais personne et personne ne me connaît, être dans mon coin sans calculer ce qui se passe autour de moi. Je ne ferai rien d'exceptionnel à part lire, écrire, écouter de la musique, regarder la nature mais j'en ressens de plus en plus le besoin. Je ne dis pas tous les jours mais une paire de soirées dans la semaine où j'irai où bon me semble selon mon humeur sans être perturbé par les gens ou bien dire où je vais où je suis. Juste un message pour savoir si mes enfants vont bien (même si je le sais qu'ils iraient bien) et c'est la seule communication que je voudrai avoir pendant ce moment. Je n'imagine même pas, même si cela trotte dans ma tête, au fait de me faire opérer et de rester au bas mot un mois sans trop bouger ni même poser le pied au sol. Je pense que je serai très vite exécrable, que tout m'insupporterait très (trop) rapidement. Attention, ce n'est pas pour autant de la faute des autres loin de là; uniquement le fait que je suis un être singulier qui aime être entouré, au contact des personnes mais qui aime aussi sa solitude, ce qui me manque énormément en ce moment. Je me connais a minima pour très bien savoir que si je n'ai pas ces moments, je vais être de plus en plus une boule de nerfs qui va exploser pour un Oui ou pour un Non d'ici peu. Enfin, je verrai bien dans les prochains jours et un énième rendez-vous médical afin de pouvoir me projeter sur une opération ou non, sur des "escapades" seul ou non.