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Sur l'un des derniers articles, je parlais des petits imprévus d'avant oraux. J'aurais pu rajouter le collègue de promotion qui glisse avec un verre à la main et se retrouve par terre avec le verre dans la main ou bien encore narrer les histoires d'un autre collègue qui est un vrai galérien (je pourrais ultérieurement réaliser un portrait de chacun, à méditer). Je me suis centré sur mes imprévus donc là je vais me centrer (nombriliste que je suis) sur mes oraux.
Le premier oral concernait la mise en place d'une activité auprès du public accueilli. Une petite tension est présente en moi (forcément pour un premier oral) puis la porte s'ouvre avec l'une des jurys qui m'accueille (charmante pour ma part). Face aux deux jurys, deux jeunes trentenaires (comme moi), je me présente puis j'aborde mes dossiers (au nombre de 2) en essayant de prendre du recul afin de ne pas répéter ce que j'ai écrit comme cela m'a été indiqué par les jurys, "ne nous racontez pas votre dossier, on l'a lu". L'échange s'installe, l'une d'elles pose des questions un peu sèchement, ce qui ne m'émeut peu, l'autre me pose 2 fois la même question à laquelle je pensais lui avoir répondu, ce que je lui fis remarquer (en même temps je voyais pas où elle voulait en venir), sa collègue acquiesça de la tête et lui fit un clin d'œil. Fin des 30 minutes d'oral (ça passe très vite), un dernier mot pour la jury charmante, "il y a des choses très intéressantes". Est-ce que c'est dans l'échange, dans les dossiers ou bien dans les deux, Je n'en ai aucune idée, je verrai bien en fonction de ma note. Je table sur un 12 (ça suffit étant donnée qu'il me faut 10).
Le mercredi après le petit coup de pression du coup de téléphone sous la douche (cf dernier article), j'arrive en sueur. Enfin je ne sais pas si c'était de la sueur ou bien le fait que je ne me sois pas bien séché en sortant de la douche, bref toujours est-il que je suis en nage. A peine arrivée que la dame d'un certain âge (pour ne pas dire avancé) s'occupant de l'émargement fait des raisonnements car je n'étais pas présent lorsqu'elle m'a appelée. Je lui ai gentiment glissé que "Je n'allais pas arriver à 8h pour passer à 11h". Son acolyte insiste pour m'accompagner jusqu'à la salle. Je connaissais le chemin car c'était la même que la veille. En montant les marches il me sort "elle comprend rien, vous avez déjà assez de stress comme ça pour n'en rajouter, puis vous êtes arrivé avant l'heure". Merci très gentil le monsieur qui me sort en repartant "bon courage, ça va le faire". En même temps, il n'y a pas d'autres choix que cela. L'oral que je redoutais tant se présente face à moi (ça fait un peu combat de boxe). Il faut dire que j'ai écrit 20 pages (21 en fait, chut faut pas le dire) mais que j'aurais pu en écrire 30-40 de plus. C'est donc armé de mon plan tout neuf du matin même, (j'ai été tellement nul aux préparations de cet oral que j'avais tout changé avant ma douche), les jambes pas trop sereines (voire un début de Parkinson), que je regarde la porte s'ouvrir alors que je ne suis assis depuis moins de 2 minutes. Le jury m'annonce "nous sommes en avance sur l'heure", un petit sourire en coin crispé et je lui réponds que j'ai été un peu pris de court (l'histoire de l'appel sous la douche) puis il me propose d'attendre l'heure prévue. Je lui ai dit qu'à "être là autant passer de suite" puis attendre 30 minutes dans le couloir avec le petit coup de pression n'aurait très vraisemblablement pas été à mon avantage voire cela aurait pu même être un véritable chemin de croix. D'ailleurs, la religion a été l'un de nos échanges concernant mon dossier sur "l'adaptabilité de l'éducateur à travers le temps". Comment est ce possible de pratiquer sa religion en mecs, peu importe quelle qu'elle soit. Une question sur les lois m'a même faite sortir un gros mot. J'avais sorti la bonne loi puis je ne trouvais pas la réponse à "mais encore". Lorsque le jury m'a donné la réponse ("les lois concernant la laïcité"), j'ai un "ah ben oui quel con" qui est sorti tout naturellement (doublement con pour le coup). Les jurys ont rigolé, je me suis excusé ("désolé c'est pas trop professionnel comme langage"). Enfin Nous avons eu un bon échange (à mon goût) sur un dossier qui "pourrait être un excellent sujet de mémoire d'éducateur spécialisé" m'a précisée la jury tout en continuant par "j'attends la suite de votre réflexion lorsque vous passerez le diplôme d'éducateur spécialisé". C'est une possibilité ou une probabilité mais pas encore, déjà je vais essayer d'avoir le diplôme de moniteur éducateur. Chaque chose en son temps. Cela faisait déjà 25 minutes que nous échangions (au lieu de 20), "nous avons dépassé le temps imparti, c'était très constructif. Nous pouvons garder vos dossiers ?". Grand seigneur j'accepte (attention aux chevilles quand même), bon pour dire vrai j'ai mon exemplaire qu'est ce que j'aurais pu faire de deux en plus (allumer un barbeuc' peut-être)?! Je suis ressorti de la salle, en refermant la porte, j'ai bombé le torse (dans le couloir seul comme un innocent) avec un sourire de soulagement qui voulait plus dire "ouffff ça c'est fait" qu'autres choses. Je table sur un 14 pour cet oral qui est celui que j'ai de mon ressenti le mieux réussi.
Enfin le dernier oral concernant l'accompagnement du public. Je dirais presque que c'est le plus important à mon sens. Accompagner au quotidien soit le cœur du métier (et non pas l'administratif qui nous surcharge). Pour commencer, il y a du retard, tout l'inverse du matin. Ce retard est expliqué par la non présence de l'un des membres du jury donc il faut aux organisateurs trouver une âme charitable dans les autres jurys qui veille bien faire passer d'autres oraux en plus de ceux qui leur sont attribués. L'attente, la chaleur dans le couloir, tout pour que la pression monte mais vue l'oral du matin j'étais assez apaisé (j'espère ne pas trop m'être enflammé) même si voir la porte ouverte avec le jury présent qui feuillète un dossier (le mien?) me fait me poser quelques interrogations. Puis le second jury arrive me demande "quelques instants pour prendre connaissance de votre dossier". La chose à laquelle je pense lorsqu'il me dit cela c'est "ne change pas ta présentation, fais comme s'il l'avait lu" pour ne pas partir dans une diatribe de mot dans laquelle je pourrais me perdre et donc me louper. L'échange se fait surtout avec le jury qui a lu mon dossier, l'autre jury intervient mais il reste surtout à l'écoute. Il m'a posé une question à laquelle j'ai répondu en argumentant même si son compère lui avait indiqué que la réponse était dans mon écrit. Dernière question concernant la place de la direction qui est peu ou pas visible dans mon écrit. J'y réponds en expliquant pourquoi elle est peu présente. Fin de l'échange, les jurys me demandent s'ils peuvent garder les copies, pas de problèmes pour moi, je ne compte pas les collectionner ou les contempler. Je pense m'en tirer avec un 13.
Fin de deux jours éprouvants nerveusement. Je peux me relâcher de toutes façons les dés sont lancés.

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