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Comme dit précédemment, les jeunes font un peu ce qu'ils veulent sur la maison d'enfants enfin plus particulièrement sur le groupe auprès duquel j'interviens et ceci ne me plaît peu. J'ai l'impression qu'il a une banalisation des faits. Par exemple, un jeune vient me voir pour me dire qu'il y a une embrouille entre 2 autres jeunes, en soi rien de bien nouveau quand on vit en collectivité h-24 (chapeau à eux car je ne l'aurais pas supporté), il faut bien qu'existe des petites tensions. Pour le coup, un des jeunes arrive et me montre son poignet rouge ainsi que son cou griffé. Je lui demande ce qu'il s'est passé et comment l'autre en est arrivé là, "d'une main il m'a serré le poignet et de l'autre il m'a étranglé", je me tourne vers le lanceur d'alerte qui hoche de la tête pour confirmer, j'ai appelé "l'agresseur" à nous rejoindre dans le bureau de manière virulente, je vais dire (j'ai crié son prénom afin qu'il arrive de suite). Il arrive tout penaud pensant qu'il allait se faire "engueuler" sauf que j'ai pris un ton de voix posé mais ferme pour lui demander quels étaient les faits. "Il me lance des cartes dessus depuis toute à l'heure et il veut pas arrêter quand on lui dit alors il fallait qu'il comprenne", autant je comprends qu'il soit énervé par l'autre car quand on lui demande d'arrêter, il a du mal à saisir autant j'ai du mal à comprendre comment il peut se mettre à l'étrangler surtout qu'il fait 20 cm et 30 kg de plus. Je reprends avec les 2 l'incident "toi quand on te stop, c'est stop, tu arrêtes et toi s'il ne comprends pas tu viens voir un éduc ou un adulte mais tu ne te fais pas justice toi même", j'ai également dit à "l'agresseur" que je pouvais lui montrer que moi aussi je pouvais casser un poignet ou briser un genoux assez facilement, avec ce beau bébé de 14 ans, l'intimidation marche et lui fait surtout réaliser ses gestes (il a un léger déficit mental) car d'un il ne réalise pas la force qu'il a et de deux la conséquence de ses gestes. Je ne suis pas fan de l'intimidation mais c'est le moyen qui fonctionne avec lui. Autres exemples, une jeune fille qui sort de la villa en short et chaussettes qui trouve cela normal sauf qu'il fait 2 degrés dehors, forcément je ne peux pas la laisser sortir comme ça. Elle me dit que les pantalons qu'elle a sont moins chauds que son short, bon cela n'a pas marché pour elle (elle doute de rien, pas écrit concon sur mon front non plus), demi tour dans sa chambre pour mettre un pantalon, des chaussures et un manteau. Je veux bien que l'on ne soit pas frileux à l'adolescence mais il y a certaines limites quand même.
Puis le cas épineux de la jeune ayant perdu sa maman il y a 2 mois. Épineux car du fait de son malheur, cette demoiselle de 13 ans se croit dans la toute puissance ce qui n'est pas de sa faute puisque c'est un ordre du chef, "soyez vigilant avec elle, c'est une période compliquée pour elle. Il ne faut pas être trop exigeant". Ok mais ce n'est pas la porte ouverte à tout et n'importe quoi (sans dec'). Du coup, mademoiselle la princesse n'en fait qu'à sa tête, elle ne veut pas aller en cours, elle n'y va pas; elle veut utiliser le téléphone de la villa, elle le prend à sa guise sauf comme la semaine dernière où à 21h30 elle voulait appeler. Je lui demande si c'est pour appeler son père réponse négative donc la mienne la fut tout autant "on n'appelle pas les gens à 21h30 le soir, tu verras demain dans la journée." Ma collègue m'interpelle un plus tard dans le bureau et me sort "elle a pas bronché avec toi, normalement c'est une crise qu'elle fait si on lui dit non". Elle sait très bien depuis plus de deux années "communes" que mes négations sont à la fois peu nombreuses mais également non négociable. Alors j'ai bien vu qu'elle râlait dans son coin mais cela ne m'a pas émeu une seconde.

Ce laisser faire de mes collègues, je peux peut-être l'expliquer par le fait qu'ils se protègent et ne se mettent pas en porte à faux vis à vis des jeunes et de la cadre mais à la longue, cela risque d'être invivable pour tout le monde.