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L'avantage, en plus des apports emmagasinés, dont je bénéficiais en étant en formation était de pouvoir couper avec le quotidien de la maison d'enfants. Non pas le contact avec les jeunes mais les petites querelles entre collègue, cadre, plus le fait de ne pas voir très clair dans les orientations futures et leurs mises en place. Cela me permettait de prendre un certain recul sur l'accompagnement proposé ainsi que le fonctionnement sur le groupe et de manière générale sur celui de la maison d'enfants. De plus, c'était pratique car cela me permettait de "m'éloigner" de toute cette cacophonie. Je pense que cela faisait également du bien à certains de mes collègues que je ne sois pas là (ben quoi, il n'y a pas qu'eux qui sont chiants). Il pouvait "s'exprimer" (attention je suis pas un dictateur) à leur manière sans que je ne sois ébahi par ce qu'ils pouvaient avancer et proposer. Je suis à l'écoute de mes collègues, de leurs querelles (ils essayent de me faire prendre parti sauf que moi je suis un petit Suisse), des difficultés rencontrées sur le terrain (pour certains elles sont nombreuses), je suis un peu comme une éponge sauf que lorsque l'éponge est trop imbibée ou ne veut plus l'être (c'est au choix), je fais comprendre à mes interlocuteurs que je ne suis pas en état d'écoute. S'ils ne comprennent pas, je vais être un petit peu plus frontal mais pour le coup le message passe très bien. Par contre, des décisions ont été prises lors de mes semaines de formation avec lesquelles je n'étais pas en accord. Enfin "prises" ou plutôt imposées sur certaines situations ou changements. La cadre en a profité pour remettre quelques dossiers auxquels je m'étais fermement opposés auparavant pour les faire "accepter" (un peu en force quand même) auprès de mes collègues. D'ailleurs lorsqu'elle avait voulu aborder "les modifications qu'il y a eu lors de votre absence pour formation", j'avais bien senti qu'elle marchait sur des œufs pour me les annoncer...même si en étant en contact avec mes collègues je savais ce qu'il se tramait sur la mecs. Je lui avais déjà donné mon point de vue donc elle connaissait mon ressenti puis comme j'avais fini par lui dire "nous verrons bien si ces modifications de groupe étaient judicieuses". Avec quelques mois de recul, cela n'était pas judicieux...mais je reviendrai sur ce point un peu plus tard dans un prochain article.
En attendant, mes collègues (certains en tout cas) sont tranquilles car ils ne m'ont pas dans leurs pattes pour un certain temps, le temps de soigner mon genou qui ne guérit pas assez vite à mon goût.